Mahsa Day Paris · 20.09.2026 · Trocadéro
« Pour toi, Jina » — dimanche 20 septembre, 15h30, Trocadéro
Mahsa Day Paris. La veille de ses vingt-sept ans. Françaises, Français, amis de la liberté : ce dimanche, l’Iran vous attend sur le parvis des droits de l’homme.
«برای تو، ژینا» — یکشنبه ۲۹ شهریور، ساعت ۱۵:۳۰، میدان تروکادرو
روز مهسا در پاریس. شبِ بیستوهفتمین زادروزش. ایرانیان و دوستان فرانسوی آزادی: این یکشنبه، ایران در میدان حقوق بشر چشمبهراه شماست.

Dimanche 20 septembre 2026 · 15h30 · Place du Trocadéro, Paris
یکشنبه ۲۹ شهریور ۱۴۰۵ · ساعت ۱۵:۳۰ · میدان تروکادرو، پاریس
Sunday, September 20 · 3:30 pm · Métro Trocadéro (lignes 6 et 9)
Mahsa Day Paris — à l’appel d’Iran Paad International


Les deux affiches de Mahsa Day Paris — Iran Paad International.
Paris, un dimanche de septembre. Les touristes photographieront la tour Eiffel, les enfants courront sur l’esplanade, les cafés seront pleins, et la ville vivra comme vit une ville libre : sans même y penser.
Et pourtant, ce dimanche-là, à quinze heures trente, sur la place du Trocadéro, quelque chose de plus grand que Paris se tiendra debout face à la Tour. Un peuple entier, exilé, dispersé, blessé, mais debout, viendra prononcer un nom.
Ce nom, le voici.
Farzand e Iran va jan fadayeh mihan
فرزند ایران و جان فدای میهن
Jina Mahsa Amini, 22 ans — Baa Sharaf
Le rendez-vous
Dimanche 20 septembre 2026, 15h30, place du Trocadéro, Paris.
Mahsa Day Paris, à l’appel d’Iran Paad International : le quatrième anniversaire du meurtre d’État de la fille de l’Iran. Le 16 septembre 2022, pour une mèche de cheveux, la police des mœurs de la République islamique l’a arrachée à la vie. Dimanche, ce sera la veille de ses vingt-sept ans.
Venez nombreux. Venez avec vos amis, vos voisins, vos enfants, et surtout vos filles. Venez avec une fleur, une bougie, avec le drapeau de la France et le Lion et le Soleil de l’Iran côte à côte.

Pour toi, Jina
Jina, tu aurais eu vingt-sept ans ce lundi.
Tu n’as pas eu le temps d’aimer, de voyager, de vieillir. Ils t’ont pris tout cela pour une mèche de cheveux.
Mais regarde ce que tu as fait de ta courte vie.
Tu es née dans une ville que le monde ne savait pas placer sur une carte, et le monde entier a appris à dire Saqqez.
Tu portais un prénom kurde que l’état civil n’avait pas écrit, et c’est ce prénom-là que quatre-vingt-dix millions d’Iraniens ont crié.
Tu es tombée seule, dans un fourgon, entre les mains de ceux qui se disent gardiens de la vertu. Et tu t’es relevée multitude.
Ils voulaient que tu sois un exemple. Tu es devenue un symbole. Ta famille l’avait écrit sur ta pierre. L’Iran l’a écrit dans son Histoire.
Tu ne mourras pas, Jina. Tu es Javid Nâm — celle dont le nom ne meurt jamais.
À vous, Françaises et Français
Vous ne connaissiez peut-être pas Saqqez. Vous ne parlez ni le kurde ni le persan. Vous n’avez jamais vu Téhéran. Qu’importe. Car ce qu’on a fait à Jina, on l’a fait à une idée que vous connaissez par cœur. Une idée que vous avez écrite.
Regardez le lieu du rendez-vous. Il n’est pas choisi au hasard. Derrière nous, le palais de Chaillot. C’est là, le 10 décembre 1948, que le monde a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme, dont l’article premier dit : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Ce parvis porte le nom des droits de l’homme. Dimanche, nous viendrons lui rappeler ce qu’il a promis.
Car Jina est née libre, et on l’a traitée en coupable. Elle est née l’égale de tous, et un homme en uniforme a décidé qu’une mèche de ses cheveux valait sa vie.
Vous, Français, vous avez compris cela avant beaucoup d’autres. En octobre 2022, Juliette Binoche, Marion Cotillard, Isabelle Adjani et tant d’autres ont pris des ciseaux devant les caméras et coupé une mèche de leurs propres cheveux. Une mèche. Exactement ce que la République islamique ne pardonne pas. Ce geste a été vu en Iran. On s’en souvient.
Ce que nous vous demandons dimanche est plus simple encore : une heure. Une heure d’un après-midi de septembre. Ils ont pris à Jina toute une vie ; vous pouvez bien lui donner une heure.
Victor Hugo, qui connut dix-neuf ans d’exil pour avoir refusé un tyran, écrivait dans Les Châtiments :
« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. »
Les Iraniens de Paris sont les exilés de ce siècle. Beaucoup ne peuvent plus rentrer chez eux. Certains ont un frère en prison, une cousine tombée en janvier, un ami dont on n’a jamais rendu le corps. Ils ne vous demandent ni argent ni pitié. Ils vous demandent de vous tenir à côté d’eux, une heure, pour que le monde voie que l’Iran n’est pas seul.
Et que les mollahs le sachent aussi. Car ils regardent. Chaque photo, chaque foule, chaque visage français au milieu des drapeaux au Lion et Soleil, c’est une nuit de moins qu’ils dormiront tranquilles. Chaque silence, au contraire, est une permission.
Et, dans le même livre : « Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là. » Dimanche, nous ne serons pas un. Nous serons des milliers. À condition que vous veniez.
Ce que nous crierons
Nous crierons son nom, Jina, en kurde, comme sa mère l’appelait.
Nous crierons « Jin, Jiyan, Azadî », le cri né sur sa tombe, et sa réponse persane, « Zan, Zendegi, Azadi », Femme, Vie, Liberté, que la France a déjà fait sienne.
Nous crierons les noms de ceux qui l’ont suivie, les Javid Nâm de 2022 et ceux du soulèvement de janvier 2026, que le prince Reza Pahlavi appelle le Soulèvement national du Lion et du Soleil.
Et nous crierons ce que chaque Iranien sait désormais : Femme, Vie, Liberté fut le prélude. La révolution du Lion et Soleil en est le chapitre. Ce chapitre-là, nous l’écrirons jusqu’au bout.
Dimanche, 15h30, Trocadéro. Que Paris, ville des Lumières, soit ce jour-là la lumière de Saqqez.
« Ma melat-e kabirim, Iran ro pas migirim. » — « Nous sommes une grande nation, nous reprendrons l’Iran. »
Jin, Jiyan, Azadî. Zan, Zendegi, Azadi. Femme, Vie, Liberté.
Vive la France. Vive l’Iran libre. Payandeh Iran. Javid Shah.
Pour relire l’hommage du 16 septembre, les faits et les paroles du Prince : « Jina, tu ne mourras pas ». Références : Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée au palais de Chaillot le 10 décembre 1948 (article 1) ; Victor Hugo, Les Châtiments (1853), « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » et « Ultima verba ».
پاریس، یک یکشنبهٔ شهریور. گردشگران از برج ایفل عکس میگیرند، کودکان در میدان میدوند، کافهها پُرند، و شهر آنگونه زندگی میکند که شهری آزاد زندگی میکند: بیآنکه حتی به آن فکر کند.
و با این همه، آن یکشنبه، ساعت سه و نیم بعدازظهر، در میدان تروکادرو، چیزی بزرگتر از پاریس رو به برج خواهد ایستاد. ملتی تمام، در تبعید، پراکنده، زخمی، اما ایستاده، خواهد آمد تا نامی را بر زبان آورد.
آن نام این است.
Farzand e Iran va jan fadayeh mihan
فرزند ایران و جان فدای میهن
ژینا مهسا امینی، ۲۲ ساله — با شرف
قرار ما
یکشنبه ۲۹ شهریور ۱۴۰۵ (۲۰ سپتامبر ۲۰۲۶)، ساعت ۱۵:۳۰، میدان تروکادرو، پاریس.
روز مهسا در پاریس، به فراخوان سازمان جهانی ایران پاد: چهارمین سالگرد قتل حکومتی دخت ایران. در ۲۵ شهریور ۱۴۰۱، گشت ارشاد جمهوری اسلامی برای یک طره مو، زندگی را از او گرفت. یکشنبه، شبِ بیستوهفتمین زادروز اوست.
پرشمار بیایید. با دوستانتان، همسایگانتان، فرزندانتان، و بیش از همه با دخترانتان بیایید. با یک گل، یک شمع، با پرچم فرانسه و شیر و خورشید ایران در کنار هم بیایید. و دوستان فرانسویتان را هم بیاورید: بخش زیرِ «به شما، فرانسویان» برای آنان نوشته شده است، آن را با آنان به اشتراک بگذارید.

برای تو، ژینا
ژینا، این دوشنبه بیستوهفت ساله میشدی.
فرصت نیافتی عاشق شوی، سفر کنی، پیر شوی. همهٔ اینها را برای یک طره مو از تو گرفتند.
اما ببین با عمر کوتاهت چه کردی.
در شهری به دنیا آمدی که جهان جایش را روی نقشه نمیدانست — و همهٔ جهان آموخت که بگوید سقز.
نامی کُردی داشتی که در شناسنامهات نوشته نشد — و همان نام را نود میلیون ایرانی فریاد زدند.
تنها، درون یک ون، در دستان کسانی که خود را پاسدار فضیلت مینامند، افتادی. و انبوه برخاستی.
میخواستند از تو عبرت بسازند. نماد شدی. خانوادهات آن را بر سنگت نوشت. ایران آن را در تاریخش نوشت.
تو نمیمیری، ژینا. تو جاویدنامی.
به شما، فرانسویان
شاید سقز را نمیشناختید. نه کُردی میدانید و نه فارسی. هرگز تهران را ندیدهاید. مهم نیست. زیرا آنچه با ژینا کردند، با اندیشهای کردند که شما از بر هستید؛ اندیشهای که خودتان نوشتید.
به محل این قرار نگاه کنید. تصادفی انتخاب نشده است. پشت سر ما کاخ شایو است. همانجا، در ۱۰ دسامبر ۱۹۴۸، جهان اعلامیهٔ جهانی حقوق بشر را پذیرفت که نخستین مادهاش میگوید: «تمام افراد بشر آزاد به دنیا میآیند و از لحاظ حیثیت و حقوق با هم برابرند.» این میدان نام حقوق بشر را بر خود دارد. یکشنبه میآییم تا آنچه را وعده داده به یادش آوریم.
ژینا آزاد به دنیا آمد و با او چون مجرم رفتار کردند. برابر با همه به دنیا آمد و مردی در لباس فرم تصمیم گرفت که یک طره از موهایش به بهای جانش میارزد.
شما فرانسویان این را زودتر از بسیاری دیگر فهمیدید. در مهر ۱۴۰۱، ژولیت بینوش، ماریون کوتیار، ایزابل آجانی و بسیاری دیگر جلوی دوربین قیچی برداشتند و طرهای از موی خود را بریدند. یک طره. درست همان چیزی که جمهوری اسلامی نمیبخشد. این کار در ایران دیده شد. از یاد نرفته است.
آنچه یکشنبه از شما میخواهیم از این هم سادهتر است: یک ساعت. یک ساعت از یک بعدازظهر شهریور. آنان تمام زندگی را از ژینا گرفتند؛ شما میتوانید یک ساعت به او بدهید.
ویکتور هوگو، که نوزده سال برای نپذیرفتن یک مستبد در تبعید زیست، در «مکافاتها» نوشت:
«آنان که زندهاند، آناناند که میجنگند.»
ایرانیان پاریس تبعیدیان این قرناند. بسیاری دیگر نمیتوانند به خانه بازگردند. یکی برادری در زندان دارد، دیگری عموزادهای که در دیماه از پا افتاد، دیگری دوستی که پیکرش هرگز بازگردانده نشد. آنان نه پول میخواهند و نه ترحم. از شما میخواهند یک ساعت در کنارشان بایستید تا جهان ببیند که ایران تنها نیست.
و تا آخوندها هم بدانند. چون آنان نگاه میکنند. هر عکس، هر جمعیت، هر چهرهٔ فرانسوی در میان پرچمهای شیر و خورشید، یعنی یک شب دیگر که آسوده نخواهند خوابید. و هر سکوت، برعکس، یک اجازه است.
و در همان کتاب: «و اگر تنها یکی بماند، آن یکی من خواهم بود.» یکشنبه ما یکی نخواهیم بود. هزاران خواهیم بود — به این شرط که شما بیایید.
آنچه فریاد خواهیم زد
نامش را فریاد خواهیم زد، ژینا، به کُردی، همانگونه که مادرش صدایش میکرد.
فریاد خواهیم زد «ژن، ژیان، ئازادی»، فریادی که بر مزارش زاده شد، و پاسخ فارسیاش را، «زن، زندگی، آزادی»، که فرانسه نیز آن را از آنِ خود کرده است.
نام کسانی را فریاد خواهیم زد که در پی او آمدند، جاویدنامان ۱۴۰۱ و جاویدنامان خیزش دیماه ۱۴۰۴، که شاهزاده رضا پهلوی آن را «خیزش ملی شیر و خورشید» مینامد.
و آنچه را هر ایرانی اکنون میداند فریاد خواهیم زد: «زن، زندگی، آزادی» پیشدرآمد بود و «انقلاب شیر و خورشید» فصلِ آن است. این فصل را تا پایان خواهیم نوشت.
یکشنبه، ساعت ۱۵:۳۰، تروکادرو. باشد که پاریس، شهر روشنایی، آن روز روشنایی سقز باشد.
«ما ملت کبیریم، ایران رو پس میگیریم!»
قسم به خون یاران، ایستادهایم تا پایان.
ژن، ژیان، ئازادی. زن، زندگی، آزادی.
زنده باد فرانسه. پاینده ایران. جاوید شاه.
برای بازخوانی بزرگداشت ۲۵ شهریور، رویدادها و سخنان شاهزاده: «ژینا، تو نمیمیری». منابع: اعلامیهٔ جهانی حقوق بشر، پذیرفتهشده در کاخ شایو، ۱۰ دسامبر ۱۹۴۸ (مادهٔ ۱)؛ ویکتور هوگو، «مکافاتها» (۱۸۵۳).
