« Ils finiront comme l’Iran » : le prince Reza Pahlavi met l’Europe en garde contre la charia

Prince Reza Pahlavi · Visegrad24

« Ils finiront comme l’Iran » : le prince Reza Pahlavi met l’Europe en garde contre la charia

Un rappel pour les Européens : tirez les leçons de la révolution islamique en Iran

Par Ashk-7000

Dans les rues de France, on a entendu crier « vive la charia ». Il y a des années que le prince Reza Pahlavi avertit l’Europe. Dans un entretien accordé à Visegrad24 en février 2026, à Munich, il le redit sans détour : rien de bon n’est jamais sorti de la charia, et ceux qui la réclament en Europe devraient regarder ce qu’elle a fait de l’Iran. Nous avons sous-titré cet entretien en français et en persan.

Entretien Visegrad24 — sous-titres FR / FA par Garde Javidan.

« Un jour, ce sera dans votre propre jardin »

Le prince raconte une conversation avec un membre de la Chambre des lords, vers 1982. L’Europe regardait alors le Moyen-Orient comme une région lointaine : « ça ne nous concerne pas, qu’ils se battent là-bas ». Il lui avait répondu : « Un jour, ce sera dans votre propre jardin. » Aujourd’hui : « Et devinez quoi ? Nous y sommes. »

« Vous nous dictez d’appliquer la charia ? »

« Vous pouvez venir dans un pays en invité, et au lieu de vous intégrer et de respecter nos valeurs et notre culture, vous nous dictez qu’il faudrait désormais appliquer la charia en Europe et l’intégrer au système ? » Il cite des islamistes qui poussent, à Bruxelles, pour des bus séparés entre hommes et femmes. « Si c’est ainsi que l’Europe veut finir, alors honnêtement, je n’ai plus de mots. »

« Pire que les radiations d’une catastrophe nucléaire »

Pourquoi l’Europe tarde-t-elle encore à classer le CGRI et les Frères musulmans comme organisations terroristes, alors que les Émirats, la Jordanie, l’Arabie saoudite ou l’Égypte l’ont fait pour les Frères musulmans ? Pour le prince, c’est d’abord de la naïveté. Ceux qui n’ont pas vu de près la haine et le fanatisme ancrés dans cette idéologie ne peuvent pas comprendre, à moins de passer « rien qu’une journée » à vivre en Iran : « Cette idéologie est un poison, toxique, pire que les radiations d’une catastrophe nucléaire. C’est à ce point dévastateur. »

Il répond aussi à ceux qui crient à l’« islamophobie » : les Saoudiens, les Émiratis ou les Iraniens qui dénoncent l’islam radical seraient-ils islamophobes ? « Le fanatisme est le fanatisme. Le radicalisme est le radicalisme. »

La leçon de 1979

« Au nom de la charia, la première chose qu’a faite Khomeini a été de défaire ce que le régime précédent avait apporté en matière d’égalité, pour les femmes et leurs droits, avec la loi de protection de la famille. Ce fut la première chose abolie. Et ensuite, tout s’est effondré. » Puis : « Regardez l’Iran et l’état dans lequel il se trouve. Et vous pensez que c’est un bon exemple à suivre pour les Européens ? Ils finiront comme l’Iran, et très vite. »

« J’essaie juste de vous faire gagner du temps »

« Il suffit de demander à ceux qui l’ont vraiment subie ce que cela signifie. Je ne veux pas que les Européens se retrouvent là où sont les Iraniens aujourd’hui, pour découvrir ce que cela signifie. J’essaie juste de vous faire gagner du temps. Mais si vous insistez, soit. »

Les Iraniens ont payé ce prix pendant quarante-sept ans. Ils veulent se libérer de cet extrémisme, et ils savent mieux que personne ce que coûte la charia.

Entretien Visegrad24 (Munich, février 2026), sous-titres français et persan par Garde Javidan. Les citations sont traduites de l’anglais.

Javid Shah. Payandeh Iran.

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