« Jina, tu ne mourras pas »

Jina Mahsa Amini · 2022 – 2026

« Jina, tu ne mourras pas »

Quatre ans après : Femme, Vie, Liberté fut le prélude. La révolution du Lion et Soleil en est le chapitre. Rendez-vous dimanche 20 septembre, veille de ses vingt-sept ans.

«ژینا، تو نمی‌میری»

چهار سال پس از آن روز: «زن، زندگی، آزادی» پیش‌درآمد بود و «انقلاب شیر و خورشید» فصلِ آن است. یکشنبه ۲۹ شهریور، شبِ بیست‌وهفتمین زادروزش، کنار هم خواهیم بود.

Jina, Saqqez — et le chemin qui mène au Lion et Soleil.

Il est des noms que l’on grave sur une pierre pour qu’ils y reposent. Et il est des noms que l’on grave sur une pierre pour qu’ils s’en relèvent.

À Saqqez, au cimetière d’Aïchi, sur la tombe d’une jeune fille de vingt-deux ans, sa famille a fait écrire, en kurde, cette phrase : « Jina chérie, tu ne mourras pas. Ton nom deviendra un symbole. »

Ils ne savaient pas qu’ils écrivaient une prophétie.

Farzand e Iran va jan fadayeh mihan

فرزند ایران و جان فدای میهن

Jina Mahsa Amini, 22 ans — Baa Sharaf

Ce qui s’est passé

Il faut d’abord dire les faits, sèchement, parce que le régime a tout fait pour les noyer.

Jina est née le 21 septembre 1999 à Saqqez, dans le Kurdistan d’Iran. Jina à la maison, Mahsa pour l’état civil. Une jeune fille comme tant d’autres, qui aimait la vie.

En septembre 2022, elle vient à Téhéran avec sa famille. Le 13 septembre, à l’entrée de l’autoroute Shahid Haghani, la police des mœurs (Gasht-e Ershad) l’arrête sous les yeux de son frère. Le motif : un voile « non conforme ». Une mèche de cheveux. C’est pour une mèche de cheveux que la République islamique jette une jeune fille dans son fourgon.

Quelques heures plus tard, elle est à l’hôpital Kasra, dans le coma. Elle n’en reviendra pas. Le 16 septembre 2022, Jina nous quitte. Le régime parle de « malaise », de « maladie ancienne ». Son père dément. Le pays entier a compris.

Le 17 septembre, à Saqqez, des femmes arrachent leur voile au-dessus de sa tombe. Un cri s’élève, en kurde : « Jin, Jiyan, Azadî ». Et en quelques jours, sans traducteur, sans dictionnaire, tout l’Iran le reprend en persan : « Zan, Zendegi, Azadi » — Femme, Vie, Liberté.

Voilà la première chose que Jina a donnée à l’Iran : la preuve que ce pays n’a qu’un seul cœur. Une fille kurde de Saqqez, et c’est Téhéran, Tabriz, Chiraz, Zahedan, Racht et Mashhad qui se lèvent.

Le régime a répondu comme il répond toujours. Selon Iran International, au moins 552 manifestants ont été tués en 2022, des milliers jetés en prison, et les pendaisons n’ont plus cessé depuis. Sa famille, elle, n’a jamais eu la paix : son père interpellé aux anniversaires, les passeports confisqués pour l’empêcher d’aller recevoir, à Strasbourg, le prix Sakharov décerné en 2023 à Jina et au mouvement Femme, Vie, Liberté.

Et avec elle, tant d’autres enfants de l’Iran.

Farzand e Iran va jan fadayeh mihan

فرزند ایران و جان فدای میهن

Nika Shakarami, 16 ans — Baa Sharaf

Sarina Esmailzadeh, 16 ans — Baa Sharaf

Majidreza Rahnavard, 23 ans — Baa Sharaf, pendu en public à une grue à Mashhad, le 12 décembre 2022.

Ce qu’ils n’ont pas compris

Ils ont cru tuer une jeune fille. Ils ont allumé une nation.

Ils ont cru qu’une mèche de cheveux était un crime. C’était un drapeau.

Ils ont cru qu’en l’enterrant à Saqqez, ils l’enterraient au bout du pays. Saqqez n’est pas le bout de l’Iran : Saqqez est l’Iran.

Ils ont cru que le voile était un tissu. Il était leur doctrine entière. Car ce voile imposé n’est pas une coutume, ce n’est pas un détail : c’est le premier article de l’idéologie islamique qui gouverne le pays depuis 1979, la main posée sur la tête de chaque femme pour dire à chaque Iranien : tu n’es pas libre, et tu ne t’appartiens pas. En l’arrachant, les femmes d’Iran n’ont pas ôté un foulard. Elles ont déchiré un régime.

Ils ont cru que la peur tiendrait. La peur est tombée à Saqqez, sur une tombe, et elle ne s’est jamais relevée.

Le prélude

Femme, Vie, Liberté n’a pas vaincu en 2022. Mais il faut regarder l’Histoire en face : les révolutions ne gagnent jamais du premier coup. Elles s’annoncent. Elles se cherchent. Elles apprennent.

En 2022, le peuple iranien a appris qu’il n’avait plus peur. Il a appris qu’il était un. Il lui manquait encore une chose : une direction, un nom autour duquel se rassembler, un drapeau qui ne soit pas celui des occupants.

Un an plus tard, le 7 septembre 2023, le prince Reza Pahlavi le disait en toutes lettres :

« L’anniversaire du meurtre de la fille de l’Iran, la Javid Nâm Mahsa Amini, est une occasion importante pour que vous, millions d’Iraniens soucieux de votre pays, de toutes les classes et de tous les groupes, unis les uns aux autres, lanciez une vague nouvelle de notre révolution nationale. »

Une vague nouvelle. Il ne parlait pas d’un deuil. Il parlait d’une suite.

Le 15 septembre 2024, il ajoutait :

« La voix de Mahsa Amini est toujours vivante, et le chemin de tous les héros Javid Nâm de la patrie, qui ont donné leur vie pour la liberté et la dignité de l’Iran, continue. Criez leurs noms glorieux d’une voix forte ; partagez l’histoire de leur courage ; soyez aux côtés de leurs familles valeureuses ; et tenez-vous épaule contre épaule face au régime de la République islamique. Ensemble, nous sommes plus forts. »

Puis vint janvier 2026.

Les 8 et 9 janvier, des millions d’Iraniens sont sortis dans la nuit. Et qu’ont fait les jeunes femmes, ce soir-là ? Ce que les femmes de Saqqez avaient fait au-dessus de la tombe de Jina. Le Prince l’a raconté le 19 avril 2026 : « Des jeunes femmes ont arraché leur voile devant les forces de sécurité armées. » Le même geste. Trois ans et quatre mois plus tard. Mais cette fois, derrière elles, il y avait un drapeau : le Lion et le Soleil. Et un nom.

Le régime a de nouveau répondu par les balles. Plus de 40 000 héros, selon le Prince, en ont payé le prix.

Le 8 mars 2026, pour la Journée des femmes, il a nommé ce qui était en train de naître :

« En ce 8 mars, j’honore le souvenir de toutes les femmes qui se sont battues pour la liberté de l’Iran et qui, par leur courage et leur sacrifice, ont gardé allumée la flamme de l’espoir. Je crois que le chemin de la révolution du Lion et Soleil mènera enfin à l’aube lumineuse de la liberté et de la justice en Iran. »

Voilà la vérité de ces quatre années. Femme, Vie, Liberté fut le prélude. La révolution du Lion et Soleil en est le chapitre. Ce ne sont pas deux mouvements. C’est un seul souffle, qui a appris à marcher. Jina a ouvert la porte ; la jeunesse de janvier l’a franchie, le Lion et le Soleil à la main.

À Zan, Zendegi, Azadi a répondu Mard, Mihan, Abadi — Homme, Patrie, Prospérité. La femme et l’homme, la vie et la patrie, la liberté et la renaissance : la phrase de l’Iran est enfin complète.

À toi, Jina

Jina, tu aurais eu vingt-sept ans ce lundi.

Tu n’as pas eu le temps d’aimer, de voyager, de vieillir. Ils t’ont pris tout cela pour une mèche de cheveux.

Mais regarde ce que tu as fait de ta courte vie.

Tu es née dans une ville que le monde ne savait pas placer sur une carte, et le monde entier a appris à dire Saqqez.

Tu portais un prénom kurde que l’état civil n’avait pas écrit, et c’est ce prénom-là que quatre-vingt-dix millions d’Iraniens ont crié.

Tu es tombée seule, dans un fourgon, entre les mains de ceux qui se disent gardiens de la vertu. Et tu t’es relevée multitude.

Ils voulaient que tu sois un exemple. Tu es devenue un symbole. Ta famille l’avait écrit sur ta pierre. L’Iran l’a écrit dans son Histoire.

Tu ne mourras pas, Jina. Tu es Javid Nâm — celle dont le nom ne meurt jamais.

Dimanche 20 septembre : nous serons là

Iran Paad vous donne rendez-vous dimanche 20 septembre 2026, pour Jina, à la veille de ses vingt-sept ans, et pour tous les Javid Nâm de Femme, Vie, Liberté et de la révolution du Lion et Soleil.

Rendez-vous à 15h30, place du Trocadéro, à Paris : Mahsa Day Paris. Voir l’affiche, les vidéos et l’appel « Pour toi, Jina ».

Venez avec son nom. Venez avec le Lion et le Soleil. Venez pour que ceux qui l’ont arrêtée, ceux qui l’ont frappée, ceux qui ont menti sur ce qu’ils lui ont fait sachent que le monde n’a pas oublié, et qu’il n’oubliera pas.

« Ma melat-e kabirim, Iran ro pas migirim. » — « Nous sommes une grande nation, nous reprendrons l’Iran. »

— le cri qui conclut le message du Prince du 7 septembre 2023.

Jin, Jiyan, Azadî. Zan, Zendegi, Azadi. Femme, Vie, Liberté.

Payandeh Iran. Javid Shah.

Sources : faits biographiques et chronologie : Wikipédia ; bilan de 2022 : Iran International ; messages de Reza Pahlavi : 7 septembre 2023, 15 septembre 2024, 8 mars 2026, 19 avril 2026 (citations traduites de l’original persan ou anglais publié sur son site officiel).

نام‌هایی هست که بر سنگ می‌نویسند تا در آن آرام بگیرند. و نام‌هایی هست که بر سنگ می‌نویسند تا از آن برخیزند.

در سقز، در گورستان آیچی، بر سنگ مزار دختری بیست‌ودوساله، خانواده‌اش به کُردی این جمله را نوشتند: «ژینا جان، تو نمی‌میری؛ نامت رمز خواهد شد.»

نمی‌دانستند که پیشگویی می‌نویسند.

فرزند ایران و جان فدای میهن

ژینا مهسا امینی، ۲۲ ساله — با شرف

آنچه رخ داد

نخست باید واقعیت‌ها را گفت، بی‌پیرایه؛ چون رژیم هر کاری کرد تا آن‌ها را غرق کند.

ژینا در ۳۰ شهریور ۱۳۷۸ (۲۱ سپتامبر ۱۹۹۹) در سقز، در کردستانِ ایران، به دنیا آمد. در خانه ژینا، در شناسنامه مهسا. دختری مثل بسیاری از دختران این سرزمین، که زندگی را دوست می‌داشت.

در شهریور ۱۴۰۱ با خانواده‌اش به تهران آمد. روز ۲۲ شهریور، در ورودی بزرگراه شهید حقانی، گشت ارشاد او را جلوی چشمان برادرش بازداشت کرد. اتهام: «حجاب نامناسب». یک طره مو. جمهوری اسلامی برای یک طره مو، دختری جوان را به درون ون خود پرتاب کرد.

چند ساعت بعد، او در بیمارستان کسری در کما بود. دیگر چشم نگشود. در ۲۵ شهریور ۱۴۰۱ ژینا از میان ما رفت. رژیم از «غش» و «بیماری قبلی» سخن گفت. پدرش آن را تکذیب کرد. و همهٔ کشور فهمید.

روز ۲۶ شهریور، در سقز، زنان بر سر مزار او روسری از سر برداشتند. فریادی به کُردی برخاست: «ژن، ژیان، ئازادی». و در چند روز، بی‌مترجم و بی‌فرهنگ لغت، سراسر ایران آن را به فارسی فریاد زد: «زن، زندگی، آزادی».

این نخستین هدیهٔ ژینا به ایران بود: اثباتِ اینکه این سرزمین تنها یک قلب دارد. دختری کُرد از سقز — و تهران، تبریز، شیراز، زاهدان، رشت و مشهد برخاستند.

رژیم همان‌گونه پاسخ داد که همیشه می‌دهد. به گزارش ایران اینترنشنال، در سال ۲۰۲۲ دست‌کم ۵۵۲ معترض کشته شدند، هزاران نفر به زندان افتادند و از آن پس اعدام‌ها هرگز متوقف نشد. خانواده‌اش نیز هرگز آرامش نداشت: پدرش در سالگردها بازداشت شد و گذرنامه‌هایشان را ضبط کردند تا نتوانند برای دریافت جایزهٔ ساخاروف، که در سال ۲۰۲۳ به ژینا و جنبش «زن، زندگی، آزادی» اهدا شد، به استراسبورگ بروند.

و همراه با او، چه بسیار فرزندان دیگرِ ایران.

فرزند ایران و جان فدای میهن

نیکا شاکرمی، ۱۶ ساله — با شرف

سارینا اسماعیل‌زاده، ۱۶ ساله — با شرف

مجیدرضا رهنورد، ۲۳ ساله — با شرف، که در ۲۱ آذر ۱۴۰۱ در مشهد، در ملأ عام، از جرثقیل به دار آویخته شد.

آنچه هرگز نفهمیدند

خیال کردند دختری را می‌کشند. ملتی را به آتش کشیدند.

خیال کردند یک طره مو جرم است. پرچم بود.

خیال کردند با خاک‌سپاری‌اش در سقز، او را در دورترین گوشهٔ کشور دفن می‌کنند. سقز گوشهٔ ایران نیست: سقز، ایران است.

خیال کردند حجاب یک تکه پارچه است. تمامِ ایدئولوژی‌شان بود. حجاب اجباری نه یک رسم است و نه یک جزئیات: نخستین اصلِ ایدئولوژی اسلامی است که از ۱۳۵۷ بر این کشور چنگ انداخته؛ دستی که بر سر هر زن گذاشته می‌شود تا به هر ایرانی بگوید: تو آزاد نیستی و از آنِ خودت نیستی. زنان ایران وقتی آن را از سر برداشتند، روسری برنداشتند. رژیمی را دریدند.

خیال کردند ترس پابرجا می‌ماند. ترس در سقز، بر سر یک مزار، فرو افتاد و دیگر هرگز برنخاست.

پیش‌درآمد

«زن، زندگی، آزادی» در سال ۱۴۰۱ پیروز نشد. اما باید به تاریخ در چشم نگریست: انقلاب‌ها هرگز در نخستین بار پیروز نمی‌شوند. خود را اعلام می‌کنند. در جست‌وجوی راه‌اند. می‌آموزند.

در ۱۴۰۱، ملت ایران آموخت که دیگر نمی‌ترسد. آموخت که یکی است. تنها یک چیز هنوز کم بود: یک مسیر، نامی برای گردآمدن گرد آن، و پرچمی که پرچمِ اشغالگران نباشد.

یک سال بعد، در ۱۶ شهریور ۱۴۰۲، شاهزاده رضا پهلوی این را بی‌پرده گفت:

«سالگرد قتل دختر ایران، جاویدنام مهسا امینی، فرصت مهمی‌ست تا شما، میلیونها ایرانی دغدغه‌مند از هر قشر و گروه، متحد با هم، موج نوینی از انقلاب ملی ما را کلید بزنید.»

موجی نوین. او از سوگ سخن نمی‌گفت. از ادامه سخن می‌گفت.

در ۲۵ شهریور ۱۴۰۳ افزود:

«صدای مهسا امینی همچنان زنده است و راه همه قهرمانان جاویدنام وطن که جان خود را برای آزادی و سربلندی ایران فدا کردند، ادامه دارد. نام پرافتخارشان را با صدای رسا فریاد بزنید؛ داستان شجاعت‌شان را به اشتراک بگذارید؛ یاور خانواده‌های دلیرشان باشید؛ و دوشادوش هم در برابر رژیم جمهوری اسلامی بایستید. ما با هم قوی‌تریم.»

و سپس دی‌ماه ۱۴۰۴ فرا رسید.

در ۱۸ و ۱۹ دی، میلیون‌ها ایرانی به دل شب آمدند. و زنان جوان آن شب چه کردند؟ همان کاری که زنان سقز بر سر مزار ژینا کرده بودند. شاهزاده در ۳۰ فروردین ۱۴۰۵ آن را روایت کرد: «زنان جوان در برابر نیروهای مسلح امنیتی روسری از سر برداشتند.» همان حرکت — سه سال و چهار ماه بعد. اما این بار، پشت سرشان، پرچمی بود: شیر و خورشید. و یک نام.

رژیم بار دیگر با گلوله پاسخ داد. به گفتهٔ شاهزاده، بیش از ۴۰ هزار قهرمان آن بها را پرداختند.

در ۱۷ اسفند ۱۴۰۴، در روز جهانی زن، او آنچه را که در حال زاده شدن بود نام نهاد:

«در این هشتم مارس، یاد و نام همه زنانی را که برای آزادی ایران جنگیدند و با شجاعت و فداکاری چراغ امید را روشن نگه داشتند گرامی می‌دارم. ایمان دارم که مسیر انقلاب شیر و خورشید سرانجام به طلوع روشن آزادی و عدالت در ایران خواهد انجامید.»

این است حقیقتِ این چهار سال. «زن، زندگی، آزادی» پیش‌درآمد بود. «انقلاب شیر و خورشید» فصلِ آن است. این‌ها دو جنبش نیستند. یک نَفَس‌اند که راه رفتن آموخت. ژینا در را گشود؛ جوانانِ دی‌ماه از آن گذشتند، شیر و خورشید در دست.

به «زن، زندگی، آزادی» پاسخ آمد: «مرد، میهن، آبادی». زن و مرد، زندگی و میهن، آزادی و آبادی: جملهٔ ایران سرانجام کامل شد.

برای تو، ژینا

ژینا، این دوشنبه بیست‌وهفت ساله می‌شدی.

فرصت نیافتی عاشق شوی، سفر کنی، پیر شوی. همهٔ این‌ها را برای یک طره مو از تو گرفتند.

اما ببین با عمر کوتاهت چه کردی.

در شهری به دنیا آمدی که جهان جایش را روی نقشه نمی‌دانست — و همهٔ جهان آموخت که بگوید سقز.

نامی کُردی داشتی که در شناسنامه‌ات نوشته نشد — و همان نام را نود میلیون ایرانی فریاد زدند.

تنها، درون یک ون، در دستان کسانی که خود را پاسدار فضیلت می‌نامند، افتادی. و انبوه برخاستی.

می‌خواستند از تو عبرت بسازند. نماد شدی. خانواده‌ات آن را بر سنگت نوشت. ایران آن را در تاریخش نوشت.

تو نمی‌میری، ژینا. تو جاویدنامی.

یکشنبه ۲۹ شهریور: ما آنجا خواهیم بود

ایران پاد شما را به گردهمایی در یکشنبه ۲۹ شهریور ۱۴۰۵ (۲۰ سپتامبر ۲۰۲۶) فرا می‌خواند؛ برای ژینا، در شبِ بیست‌وهفتمین زادروزش، و برای همهٔ جاویدنامانِ «زن، زندگی، آزادی» و «انقلاب شیر و خورشید».

ساعت ۱۵:۳۰، میدان تروکادرو، پاریس: روز مهسا. پوستر، ویدیوها و فراخوان «برای تو، ژینا».

با نامِ او بیایید. با شیر و خورشید بیایید. بیایید تا آنان که بازداشتش کردند، آنان که او را زدند، آنان که دربارهٔ آنچه با او کردند دروغ گفتند، بدانند که جهان فراموش نکرده است — و فراموش نخواهد کرد.

«ما ملت کبیریم، ایران رو پس می‌گیریم!»

— شعاری که پیام شاهزاده در ۱۶ شهریور ۱۴۰۲ با آن به پایان می‌رسد.

ژن، ژیان، ئازادی. زن، زندگی، آزادی.

پاینده ایران. جاوید شاه.

منابع: زندگی‌نامه و گاه‌شمار: ویکی‌پدیا؛ آمار ۲۰۲۲: ایران اینترنشنال؛ پیام‌های رضا پهلوی: ۱۶ شهریور ۱۴۰۲، ۲۵ شهریور ۱۴۰۳، ۱۷ اسفند ۱۴۰۴، ۳۰ فروردین ۱۴۰۵ (متن اصلی از وب‌سایت رسمی).

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