Ce rapport de NUFDI analyse la prise d’otages comme instrument d’État de la République islamique, et propose une stratégie pour y mettre fin.
Le constat
Depuis la prise de l’ambassade américaine en 1979, et plus systématiquement depuis les années 1990, le régime cible les binationaux et ressortissants étrangers. Ce n’est pas une criminalité ordinaire mais une politique assumée : d’anciens responsables ont ouvertement présenté les otages comme un levier diplomatique et économique. Les détentions sont opérées par les Gardiens de la Révolution (IRGC), « État dans l’État », sur la base d’accusations floues — espionnage, moharebeh, propagande contre le système — appliquées sans preuve.
Les recommandations
Pour les États-Unis et leurs alliés : imposer des sanctions ciblées et irréversibles à chaque prise d’otage ; ne pas laisser les avoirs saisis revenir au régime mais les réaffecter (accès à Internet en Iran, aide aux familles, caisse de grève) ; tenir un registre des responsables et les frapper de sanctions, interdictions de voyage et notices rouges Interpol ; qualifier officiellement ces actes de prise d’otages ; informer les voyageurs des risques ; renforcer le soutien aux familles. Message clé : chaque réponse doit faire comprendre au régime que ses actes ont des conséquences.
Document source — « Breaking the Trend: How to Combat the Hostage-Taking Business in Iran », NUFDI, novembre 2023.
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